AIDA

de Giuseppe Verdi

OPÉRA
Durée : 3 h environ (plus un entracte)

Opéra en quatre actes (1871)

Musique : Giuseppe Verdi. 
Livret : Antonio Ghislanzoni, d'après Auguste Mariette. Direction musicale : Michele Mariotti. 
Mise en scène : Lotte de Beer. 
Décors : Christof Hetzer. 
Artiste visuelle : Virginia Chihota. 
Costumes : Jorine van Beek. 
Lumières : Alex Brok
. Dramaturgie : Peter te Nuyl. 
Conception et direction des marionnettes  : Mervyn Millar
. Chef des Chœurs : José Luis Basso.

Orchestre et Chœurs de l’Opéra national de Paris

Présenté par Alain Duault
Réalisation : François-René Martin

Distribution Il re : Soloman Howard

Amneris : Ksenia Dudnikova

Aida : Sondra Radvanovsky

Radamès : Jonas Kaufmann
Ramfis : Dmitry Belosselskiy

Amonasro : Ludovic Tézier

Un messaggero : Alessandro Liberatore

Sacerdotessa : Roberta Mantegna

Créé à l’Opéra du Caire en 1871 pour célébrer l’ouverture du Canal de Suez, Aida nous plonge dans le fantasme d’une Antiquité reconstituée. Au cœur de l’intrigue, un choix impossible entre l’amour et le devoir patriotique : une princesse éthiopienne captive et un militaire égyptien trahissent leur peuple et défient une puissante rivale, s’unissant jusqu’à la mort. Marquée par le contraste entre un spectacle démesuré et la transition vers une dramaturgie de l’intimité, la partition de Verdi réussit à distinguer le drame intérieur de ses protagonistes de l’imposant cadre historique. L’œuvre réunit les thématiques chères au compositeur : la nostalgie de la patrie perdue, la délivrance par la mort, l’opposition entre un présent décevant et un ailleurs idéalisé, le poids des pouvoirs religieux et politiques, éléments régulateurs d’un monde conçu comme un piège. La metteure en scène hollandaise Lotte de Beer, pour ses débuts à l’Opéra national de Paris, choisit de porter un regard critique sur la représentation européenne des peuples colonisés, nous incitant à repenser notre rapport aux productions esthétiques du passé et du présent.